Sept idées reçues sur la psychanalyse

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La psychanalyse est une pratique qui, comme d’autres, n’échappe pas aux idées reçues et aux croyances de tous ordres, négatives ou positives. Je vous propose d’aller voir de plus près quelques-uns de ces lieux communs afin de mieux comprendre la réalité de la psychanalyse.

Idées reçues sur la psychanalyse

1. La psychanalyse, c’est cher et réservé à une élite

Certes les séances de psychanalyse ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale. Mais les honoraires sont fixés au préalable avec la personne que j’accueille dans mon cabinet selon ses moyens financiers ainsi que le nombre et la fréquence des séances envisagés. Et non, la pratique n’est pas réservée à une élite intellectuelle et sociale. Dans mon cabinet, chacun vient tel qu’il est et s’exprime avec ses mots à lui.

2. Une analyse dure des années et parfois toute une vie !

Là aussi, il ne faut pas raisonner en termes de temps mais d’objectifs fixés entre le patient et son analyste. Une fois ceux-ci atteints, la psychanalyse peut s’interrompre. En ce qui concerne ma pratique, la durée est généralement comprise entre six mois et deux à trois ans. Tout dépend du vécu du patient, de ses difficultés, de ses disponibilités et des efforts qu’il est prêt à consentir pour aller mieux.

Idées reçues sur la psychanalyse

3. Le psy est silencieux et se contente d’écouter passivement

C’est une image tenace que celle du psy bien calé dans son fauteuil écoutant silencieusement et avec une apparente passivité. En réalité, si l’on intervient peu c’est pour laisser l’analysant s’exprimer, prendre en compte ses paroles, les interpréter et l’aider à les reformuler. Dans ma pratique, j’écoute mes patients avec empathie et je ne laisse personne sortir de mon cabinet mal à l’aise ou sous le coup d’une émotion trop forte.

4. Je me connais et suis capable de résoudre seul.e mes problèmes

Selon l’adage « connais-toi toi-même », certaines personnes sont persuadées d’être mieux à même de se cerner que quiconque et pensent pouvoir trouver des solutions à leurs difficultés, seules ou parfois avec l’aide d’un proche. Le hic c’est que lorsque l’on réfléchit sur soi-même, on emprunte toujours les mêmes mécanismes de pensée et on finit par tourner en rond. En tant que psychanalyste, mon travail est de « capter » le discours de l’inconscient de l’analysant et de faire apparaître d’autres vérités.

« Celui qui regarde à l’extérieur rêve ; celui qui regarde à l’intérieur s’éveille. » — Carl Gustav Jung

5. Cette pratique est réservée aux adultes

Cette pratique est souvent associée aux personnes adultes, mais elle peut tout à fait être adaptée aux enfants et aux adolescents. Des adolescents qui sont parfois en quête de sens et que la psychanalyse peut accompagner comme elle peut aider le développement psychique de certains enfants atteints de troubles infantiles variés.

6. Aujourd’hui tout va vite, les gens souhaitent des réponses rapides. La psychanalyse n’est plus adaptée, n’est plus « à la mode »

Cette idée me paraît en contradiction avec une tendance de notre société :  On nous dit sans arrêt et par l’intermédiaire différents canaux : « prenez soin de vous, prenez du temps pour vous ».

Or, la psychanalyse est tout à fait en résonnance avec ces injonctions positives ! Sortir d’une impasse, répondre à des questionnements, mieux se connaître, en finir avec ses  angoisses… cela demande du temps. Prendre du temps pour soi c’est prendre le temps qu’il faut, le temps que l’on s’accorde pour s’écouter et enfin se sentir bien et serein.

7. Une thérapie brève n’est-elle pas plus efficace que des mois ou quelques années sur un divan ?

Une thérapie brève – que je pratique également : voir l’article « psychanalyse ou thérapie brève » sur ce blog -, ce n’est pas la même chose. On ne peut pas accomplir un travail identique en quelques semaines, quelques mois, ou quelques années. C’est vrai, une analyse peut durer longtemps car elle représente un réel investissement sur soi. Tout dépend de l’objectif de la personne qui passe la porte du cabinet…

Nicole Visentin est une psychanalyste attentive et impliquée qui offre un accompagnement professionnel empreint de douceur et de bienveillance. Son approche a produit des résultats vraiment positifs ! – Marion ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Idées reçues sur la psychanalyse

Quand et pourquoi consulter un psychanalyste ?

Pour mieux comprendre le champ d’action de la psychanalyse, voici un aperçu des problématiques fréquemment explorées en cabinet et de leur dynamique de travail :

Motifs de consultation fréquentsCe que la psychanalyse met en lumièreObjectif et transformation
Souffrance émotionnelle
(Angoisses, blocages, mal-être diffus)
L’origine inconsciente des symptômes et les conflits intérieurs non résolus.Apaiser durablement la souffrance en lui donnant un sens.
Répétitions de vie
(Échecs amoureux, impasses professionnelles)
Les scénarios invisibles et les schémas familiaux ou passés que l’on reproduit.Briser le cercle vicieux pour faire de nouveaux choix, plus libres.
Épreuves et transitions
(Deuils, séparations, crises identitaires)
Les blessures anciennes réactivées par l’événement présent.Traverser la crise en reconstruisant de nouveaux repères psychiques.
Quête de sens
(Besoin de mieux se connaître)
Le décalage entre ce que l’on vit (les injonctions) et ce que l’on est profondément.S’approprier sa propre histoire et vivre en accord avec soi-même.

Pourquoi entreprendre une démarche analytique aujourd’hui ?

Choisir de pousser la porte d’un cabinet pour entamer une psychanalyse, c’est s’accorder un espace unique pour :

  • Identifier les schémas répétitifs : Comprendre pourquoi nous retombons souvent dans les mêmes impasses relationnelles ou professionnelles.
  • Donner du sens à sa souffrance : Mettre des mots sur des maux (angoisses, deuils, séparations) pour mieux les traverser.
  • S’approprier son histoire : Faire la paix avec son passé pour investir sereinement son présent et son avenir.
  • Libérer pleinement sa parole : Bénéficier d’un cadre neutre, bienveillant et confidentiel, sans redouter le moindre jugement.

En conclusion,

Aujourd’hui un grand nombre de pratiques subissent des critiques, ont leurs détracteurs ou leurs adeptes, sont à la mode ou paraissent démodées. Je dirais qu’à partir du moment où elles sont validées comme étant sérieuses et sans risques, l’essentiel est de trouver celle qui convient le mieux à chacun sans s’arrêter sur quelques idées reçues.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un psychanalyste, un psychologue et un psychiatre ?

Le psychiatre est un médecin habilité à prescrire des médicaments. Le psychologue possède un diplôme universitaire d’État en psychologie. Le psychanalyste, quant à lui, a obligatoirement suivi une longue analyse personnelle approfondie et s’est formé au sein d’une école ou d’une association de psychanalyse pour décoder les dynamiques de l’inconscient.

Comment se déroule la première séance dans votre cabinet ?

La première séance est un moment de rencontre et de prise de contact. Elle vous permet d’exprimer librement les motifs de votre démarche et vos attentes. C’est également à ce moment que nous définissons ensemble le cadre du travail (rythme des séances, horaires et honoraires adaptés à vos possibilités).

La psychanalyse est-elle remboursée par la Sécurité sociale ou les mutuelles ?

Les séances en cabinet libéral ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale. Toutefois, de plus en plus de mutuelles de santé proposent aujourd’hui des forfaits annuels ou des remboursements « par séance » pour les consultations de psychothérapie. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre organisme.

Faut-il obligatoirement s’allonger sur un divan ?

Non, le divan n’est pas un passage obligatoire, en particulier au début du travail. Les premières séances se font toujours en face-à-face. Le passage sur le divan s’envisage d’un commun accord, lorsque vous vous sentez prêt et si cela s’avère pertinent pour libérer l’association libre de vos pensées.

Comment savoir si la psychanalyse est la démarche adaptée pour moi ?

Si vous ressentez le besoin de comprendre l’origine profonde de vos blocages, de vos angoisses ou de vos répétitions de vie, la psychanalyse est tout à fait indiquée. Si vous cherchez un outil clé en main pour régler un problème purement technique et immédiat, une thérapie brève sera plus appropriée.

Peut-on arrêter sa thérapie à tout moment ?

Oui, vous êtes entièrement libre d’interrompre le travail quand vous le souhaitez. Il est cependant d’usage et fortement conseillé d’y consacrer une dernière séance de conclusion avec votre analyste. Cela permet de clore le processus proprement, sans rester sur un malentendu ou une simple résistance passagère.

Comment s’assurer du sérieux et du professionnalisme d’un psychanalyste ?

Un psychanalyste rigoureux doit pouvoir attester d’une solide cure personnelle (sa propre analyse), d’une formation théorique continue au sein d’une école reconnue, et d’une supervision régulière de sa pratique par un pair. Ces critères garantissent le respect de la déontologie.