Tout d’abord qu’est-ce qu’un trouble psychosomatique ?
« Les affections ou troubles psychosomatiques se caractérisent par des symptômes physiques qui affectent un organe ou un système physiologique et dont les causes sont essentiellement émotionnelles ou psychiques. »
Le corps parlerait il ?
Certains d’entre nous on peut être expérimenté un mal de dos sans cause médicale, une crise d’asthme inexpliquée, des douleurs chroniques malgré des examens normaux, douleurs musculaires, migraines, problèmes digestifs, troubles de la peau ou du sommeil … Le corps s’exprime parfois là où les mots ont manqué. Ces troubles, qu’on appelle « psychosomatiques », ne sont ni imaginaires ni simulés : ils traduisent une souffrance psychique réelle, mais inconsciente. La psychanalyse pratique qui travaille avec l’inconscient, offre un espace unique pour en comprendre le sens et soulager le mal.

Le corps serait-il la parole de l’inconscient ?
Les troubles psychosomatiques ne sont pas causés directement par une maladie organique, mais par des conflits psychiques enfouis. L’inconscient, n’ayant pas trouvé d’autre voie d’expression, utilise alors le corps pour se faire entendre. C’est ce que Freud appelait le « retour du refoulé » : ce qui n’a pu être dit revient, transformé, dans le corps.
« Le corps est le traducteur de l’âme dans le visible. » — Christian Morgenstern
Et si la parole pouvait être une aide ?
La psychanalyse à Bordeaux considère le symptôme non comme un simple dysfonctionnement à faire taire, mais comme un message à déchiffrer. Car le symptôme a un sens : il est une tentative de l’inconscient de symboliser une souffrance restée muette.
En analysant les associations libres, les souvenirs, les rêves, les lapsus ou les répétitions de vie du patient, l’analyste aide à faire émerger le sens caché du trouble. C’est ce processus de mise en mots, ce que la psychanalyse appelle la symbolisation. Ce processus permet peu à peu de désactiver le symptôme.

L’inconscient écouté et compris, le corps libéré
Ce travail ne vise pas directement à « faire disparaître » le symptôme, mais à en comprendre l’origine psychique. Souvent, une fois que le conflit inconscient est identifié et élaboré, le symptôme s’apaise, voire disparaît. Le corps n’a plus besoin de parler à la place du psychisme.
Prenons l’exemple d’une personne souffrant de troubles digestifs chroniques sans cause médicale.
Les manifestations psychosomatiques les plus fréquentes incluent :
- Les douleurs chroniques : maux de dos (lombalgies), migraines, tensions musculaires persistantes.
- Les troubles dermatologiques : eczéma, psoriasis, poussées d’acné ou démangeaisons sans cause allergique.
- Le système digestif : syndrome de l’intestin irritable, brûlures d’estomac, ballonnements.
- Les troubles systémiques : fatigue chronique, insomnies rebelles, palpitations ou sensations d’oppression.
Je recommande Madame Visentin, son écoute et son approche m’ont permis d’avancer. De plus le cadre et l’ambiance sont agréables et apaisant. – Nicolas ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Un travail lent, qui paraît quelquefois long, mais durable
La psychanalyse ne propose pas de solution rapide ni de protocole standardisé. Elle s’adresse à chacun dans sa singularité. C’est un travail exigeant, qui demande du temps, de l’engagement et de la patience. Mais c’est aussi un chemin vers une guérison en profondeur.

Des troubles à écouter
Les troubles psychosomatiques ne sont pas des ennemis à combattre, mais des signaux précieux. Ils révèlent des conflits psychiques non résolus, des émotions refoulées, des zones de l’histoire restées dans l’ombre. Ils sont souvent l’occasion douloureuse quelques fois d’entamer un travail sur soi, dont on sort libéré et vainqueur.
La psychanalyse permet de transformer cette douleur physique en une parole vivante. Elle donne au patient la possibilité de redevenir sujet de son histoire, plutôt qu’objet de son symptôme.
| Approche Médicale Classique | Approche Psychanalytique |
| Objectif : Traiter le symptôme physique et soulager la douleur corporelle. | Objectif : Comprendre l’origine psychique et le sens inconscient du symptôme. |
| Moyen : Examens cliniques, diagnostics biologiques, traitements médicamenteux. | Moyen : Association libre, écoute de l’inconscient, parole, analyse de l’histoire personnelle. |
| Rôle du patient : Souvent passif (receveur d’un traitement ou d’une prescription). | Rôle du patient : Actif (sujet qui explore son histoire pour dénouer ses conflits). |
| Temporalité : Recherche d’un soulagement rapide ou immédiat du corps. | Temporalité : Processus à moyen ou long terme visant une libération durable. |

S’apaiser en se connaissant
Le corps ne trahit pas, il parle. Et c’est en écoutant ce qu’il dit, à travers le cadre d’une analyse, que l’on peut apaiser bien des douleurs résistantes. En se reconnectant à son vécu intérieur, en comprenant l’origine inconsciente du mal, il devient possible de sortir du cycle infernal des rechutes, des incompréhensions et des traitements inefficaces.
Une psychanalyse à Bordeaux ne promet pas une vie sans douleur, mais elle ouvre un espace de liberté intérieure : celle de ne plus subir son corps, mais de l’habiter pleinement, en conscience.
Questions fréquentes
Seul un médecin peut écarter une cause organique. Avant d’entamer une psychanalyse à Bordeaux pour un trouble physique, il est indispensable d’avoir réalisé un bilan médical complet. Si les examens sont normaux mais que la douleur persiste, la piste psychosomatique est à privilégier.
Le psychanalyste ne soigne pas le corps directement. Son rôle est d’offrir un espace d’écoute neutre et bienveillant pour vous aider à traduire la douleur physique en mots. En dénouant les conflits inconscients, la tension corporelle s’apaise naturellement.
Il n’y a pas de durée standard. La psychanalyse respecte le rythme singulier de chaque patient. Certaines personnes ressentent un soulagement après quelques mois, tandis qu’un travail de fond sur l’histoire personnelle peut nécessiter un engagement thérapeutique plus long.
Oui, absolument. Le stress et l’anxiété sont souvent les messagers de conflits psychiques non résolus. L’analyse permet de remonter à la source de cette anxiété plutôt que de simplement essayer de masquer le stress par des techniques de relaxation temporaires.
La première séance est une rencontre. Vous y exposez ce qui vous amène (vos douleurs, votre histoire, votre souffrance). C’est l’occasion de faire connaissance, de poser vos questions et de définir ensemble le cadre des futures séances de thérapie.
Les consultations chez un psychanalyste en cabinet libéral ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Cependant, certaines mutuelles proposent aujourd’hui des forfaits d’accompagnement pour les médecines douces ou les consultations psychologiques. Renseignez-vous auprès de votre organisme.
Tout à fait. La psychanalyse ne se substitue jamais à la médecine générale ou spécialisée. Elle intervient en totale complémentarité pour traiter la dimension psychologique et émotionnelle de la maladie, offrant ainsi une approche globale de votre santé.



